Thibaud de Semur, clerc du duc de Bourgogne, investit l’abbaye de Molesme des biens du duc à Marcennay

Dijon, Archives départementales de Côte d'Or, 7 H 578Archives départementales de la Côte d’Or (www.archives.cotedor.fr), 7 H 578 (Réutilisation soumise à conditions)

1330, 25 février. — Marcenay. et 1329, 30 novembre. — Aisy.

Jean Noblot, tabellion de Châtillon-sur-Seine, notifie que Thibaud [Fournier] de Semur investit l’abbaye de Molesme des biens ducaux à Marcenay (près de Bissey-laPierre). La commission donnée par le duc Eudes IV de Bourgogne à Thibaud de Semur est insérée à l’acte.

A. Dijon, Archives départementales de Côte d’Or, 7 H 578. Original en parchemin.
 
<!– mise à jour : merci à Matthieu Leguil pour sa relecture et ses commentaires –>

[adresse, intitulation, salut] A tous cels qui ces presentes lettres verront et orront, Jehanz Nobloz, tabellions de Chastoillon suis Soingne por prince tres excellant nostreseig-[2]-nour le duc de Bourgoingne, salut en nostre Seigneur. [notification et date] Saichent tuit que l’an de grace mil .CCC. vint et nuef, le diemoinge jour des Brandons a [3] Marcennay pres de Bissey les Perres, en la presence de moy et des tesmoinz cy dessoz escriz, [dispositif] honorable persone et saige maitres Thiebauz de Semeur, clers nostreseigneur [4] le duc dessus dit, par vertu d’une commission a lui anvoyé de laquele la tenours est tex:

[acte inséré] Eudes, dux de Bourgoigne, a nostre amé et feal clerc maitre [5] Thiebaut de Semeur salut. Nous avons baillé es religioux de Moloismes tout ce que nous avons a Marcennay ensemble toutes les appar-[6]-tenances et par certaynes covenances lesqueles nous avons par devers nous seellees de lour sealx et il les ont seellees dou nostre. Si vous mandons et [7] commetons que vous bailliez et delivrez esdiz religioux ou a lour commandement nostre maison que nous avons audit leu de Marcennay et toutes [8] les possessions temporeles que nous avons audit leu, et toutes les autres choses queles qu’eles soient. Et commandez es hommes dou fyé que [9] nous avons audit leu que de ce qu’il taignent de nous antrient en la foy et homaige de l’abbé de ladicte eglise de Moloismes. Et a ce les con-[10]-troingnez se mestiers est.  Donné a Ais[y] l[e] jour Seint Andrier, l’an de grace mil .CCC. vint et nuef.

mist en possession religiouses persones [11] l’abbé et le covant de Moloismes de la maison de Marcennay et de toutes les autres choses temporeles, reservé toutesvoies et retenu a nostreseigneur le [12] duc tout le droit et le profit de touz ces qui passent par la vile de Marcennay, desquex l’on ai ancienement acostumé pranre paaige por cause dou [13] paaige qui li est dehuz por raison de la vile de Chastoillon. Et suis ces choses dessus dictes me fuit requis instrumenz doudit maitre Thiebaut [14] et des religioux qui audit leu estoient seellez dou seel de la court nostreseigneur le duc. Et je, lidiz Jehanz Nobloz, a la requeste des dessus nommez, [15] ai requis estre mis en cest present instrument doubley le seel de ladicte court. [Date et témoins] Fait et doné en ma presence si comme dessus et en la presence [16] de Guiot de Sauvoygné, Odot de Gy, prevost de Mombar, Monin de Mignol, Symonet de Seint Soingne, maitre Hue de Marcennay, Pointzet [17] genre Bratigney, Perrenot clerc doudit maitre Thiebaut, Jehan de Tulley, clerc de la prevosté de Chastoillon, et plusours autres tesmoinz a ce apelez, l’an, le jour et ou leu dessus diz.

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La communauté d’Arthonnay en 1318

Dijon, Archives départementales de la Côte d’Or (www.archives.cotedor.fr), 7 H 250 (acte de 1318) (Réutilisation soumise à conditions)

1318, 13 mars [n. st.]. — Arthonnay

La communauté d’Arthonnay (Yonne, cant. Cruzy-le-Châtel), dont les membres sont nommés à l’acte, renonce à ses droits de nomination pour le recteur de la léproserie en faveur de l’abbaye de Molesme (Côte d’Or, cant. Laignes).

A.Dijon, Archives départementales Côte d’Or, 7 H 250. — Original en parchemin.

[Invocation] In nomine Domini Amen. [Notification] Per hoc presens publicum instrumentum cunctis pateat evidenter quod [Date] anno a Nati-[2]-vitate ejusdem .M°. CCC°. XVII°. indictione prima, tricesima die mensis martii, pontificatus sanctissimi patris ac domini [3] domini Johannis pape vicesimi secundi anno secundo, apud Arthonnayum in domo abbatis circa horam tertiam, in presentia [4] mei publici notarii et testium infrascriptorum ad hoc specialiter vocatorum et rogatorum [liste des disposants] personaliter constituti [5] Humbertus quondam major, Johannes ejus filius, Guichardus major, Matheus ejus frater, Durandus, Johannes Rex, Balduinus, [6] Regnaudus Sourdel, Regnaudus Geirot dictus Li Moutons, dictus Foutiers, Petrus Geneviere, Regnaudus Eloyn, [7] dictus Viorne, Johannes Garneri, Johannes Colardi, Constantinus, Robertus Thommas, Petrus Muardi, Symon Quoquillat [8] dictus Fagoz, Johannes Juliete, Marietus, Colaus Quoquille, Johannes Sarredin, conifetus, Matheus de Gay, Symo-[9]-netus Moraut, Matehus Soterel, Johannes Bruiant, Johannes Joffredi, Jaquetus Furniers, Droco faber, Pheli-[10]-setus textor, Monnetus Li Jays, billetus, Joffredus Ferre Chien, Johannes Guions, Balduinus ejus frater, [11] gener Marieti, Johannes Quarrez, Hannequinus serviens loci, Maria uxor Ysambardi, uxor Cambrille, cliveta, [12] Maria filia Popain, Regnaudus filius Au Corneur, uxor Colay dou Crot, Johannes rotarius, Bade-[13]-retus uxor Biau Boys, Petrus Derboys, Regnaudus carpantarius, Ysabellis uxor Picart, Agnes [14] uxor Charpy, de Arthonnayo, omnes et singuli, non coacti, non vi, non metu, non dolo ducti, nec in aliquo circonventi, [15] ut asserebant, verum etiam spontanei et pro evidenti utilitate communitatis dicte ville de Arthonnayo, Lire la suite

Archaïsmes et innovations scripturales au début du XIVe siècle

La fin du XIIIe siècle et le début du XIVe siècle en France voient se développer une nouvelle écriture, appelée « mixte » par Alain De Boüard et dont l’origine et l’extension ont fait l’objet d’une étude par Marc Smith : « L’écriture de la chancellerie de France au XIVe siècle :observations sur ses origines et sa diffusion en Europe », dans O. Kresten et F. Lackner, Régionalisme et internationalisme : Problèmes de paléographie et de codicologie du Moyen Âge (Actes du XVe colloque du Comité international de paléographie latine, Vienne, 13-17 septembre 2005), Vienne, 2008, p. 279-298. [site de l’éditeur]

Les exemples ci-dessous servent à illustrer la situation en Bourgogne dans les années 1315-1330.

  • Un acte notarié de 1318 concernant Molesme et la léproserie d’Arthonnay [voir transcription]

Dijon, Archives départementales Côte d'Or, 7 H 250 (acte de 1318)

  • Un premier acte de Jean Noblot, tabellion de Châtillon-sur-Seine en 1329 [voir transcription]

Dijon, Archives départementales Côte d'Or, 7 H 578 (acte de 1329)

  • Un autre acte de Jean Noblot, tabellion de Châtillon-sur-Seine en 1329
Dijon, Archives départementales Côte d'Or, 7 H 578

Dijon, Archives départementales Côte d'Or, 7 H 578 (acte de 1329)

  • Un acte du roi de France, toujours en 1329

Dijon, Archives départementales Côte d'Or, 7 H 578 (acte de 1329)

Un sermon pour la Sainte-Cécile


Paris, Bibl. nat. de France, ms. Latin 3305 A, fol. 57r
Sermones de sanctis et diversis. De sancta Cecilia

De sancta Cecila.
Gaudebit sponsus super sponsam. Ysa LXII (Is. 62,5).
Tria sunt que ostendunt sponsalia valde comendabilia : [1°] Sponci dignitas et sufficientia. Et sic comendabat sponsum suum beata Agnes dicens vel mandans filio perfecti (a) qui eam habere volebat : « ab [f. 57v] ab (b) alio amatore preventa sunt (c) qui a nullo (d) fidei sue subarravit me (e) et ostendit michi thesauros inconparabiles (1), cujus generositas celsior, possibilitas forcior, amor suavior et omni gratia elegantior ».
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Les lettres de Raymond Lulle

Voir les oeuvres et éditions de Raymond Lulle (en catalan : Ramon Llull) : ici.


Image du manuscrit 96 de la Bibliothèque municipale et interuniversitaire de Clermont-Ferrand
, mis à disposition sous forme numérisée par le Raimundus-Lullus-Institut de la Faculté de théologie de Fribourg (Freiburg im Breisgau).
*** Lien vers la page d’accueil du Raimundus-Lullus-Institut de la Faculté de théologie de Fribourg ***
*** Lien vers vers FREIMORE (FREIburger Multimedia Object REpository) ***

Une fois sur la page d’accueil du manuscrit, il faut cliquer sur le mot « Anzeigen » qui amène à l’interface de consultation du manuscrit, puis aller au folio 58 recto (en saisissant « 58r » dans la fenêtre « Seite », ou en cliquant sur « 2. Epistolae tres »).

Bibliographie et éditions
La Ramon Llull Database – Llull DB (Centre de Documentació Ramon Llull) entretenue par l’Université de Barcelone donne une liste des éditions des différentes versions de ce texte : ici.
En particulier :
J. .N. Hillgarth, Diplomatari lul·lià: documents relatius a Ramon Llull i a la seva família, trad. L. Cifuentes, « Col·lecció Blaquerna » 1 (Barcelona / Palma de Mallorca: Universitat de Barcelona / Universitat de les Illes Balears, 2001), 50-58. [En ligne]
Josep Perarnau i Espelt, « La còpia manuscrita medieval de les tres lletres de Ramon Llull demanant al rei, a un prelat de França i a l’Estudi de París l’establiment d’escoles de llengües (Clarmont-Ferrand, BMI, ms. 96) », ATCA 21 (Barcelona, 2002), 133-148. [En ligne, original en accès payant, copie en cache de Google]

== Transcription ==
Ad exaltationem nominis Domini Dei nostri, regie maiestati Raymundus Lul, licet ad tanti suplicationem negocii sit indignus, quod ab universis christianis est desiderabile, supplicat devoto et desiderativo animo, ut sicut ipsa regia regni Francorum magestas ab antiquo successive pre ceteris procurare christianitatis comoda consuevit, dignaretur ad laudem et magnificenciam [f. 58va] divini nominis merito karitatis intuituque pietatis, miseris infidelibus viventibus sine Lege, morientibus sine fide, bene meritam elemosinam concedere, tante mortalitatis naufragio succurrentem, videlicet, locum seu loca construere et dotare, in quo seu quibus a religiosis ab aliisque sancte conversationis viris, qui nunc multi sunt hoc divino munere appetentes, necnon etiam secundum modum apostolicum ad hoc pro Christo uiuere et pro nomine Christi mori finaliter eligentes, addiscantur infidelium ydiomata, ut eorum linguarum varietates docti, eorum ydiomatibus magnificarent Deum ubi non colitur, exaltarent Eum ubi spernitur, predicarent Eum ubi non creditur, veritatem veritatum monstrantes, Legem christicolarum panderent firmiter esse veram ; dignum etenim esset, necnon valde laudabile ut a villa Parysiensi, que christiane ueritatis scientieque principalis mater
est fidelibus et ma-[f. 58vb]-gistra, emergent veritatis radii, qui per diversa mundi climata radiantes, infidelium errores, cum sint possibiles ad revocandum, suo lumine reuocarent.