Écritures du XIIIe siècle

Dijon, Archives départementales de Côte d'Or, 15 H 9* (acte original, anciennement relié dans le cartulaire)

Dijon, Archives départementales de la Côte d’Or (www.archives.cotedor.fr), 15 H 9* (cart. 201), acte original, anciennement relié dans le cartulaire (Réutilisation soumise à conditions)


Aarau, Aargauer Kantonsbibliothek, Ms WettF 1, fol. 1r

** www.e-codices.ch **

Dijon, Archives départementales de Côte d'Or, 15 H 9*, fol. 141v

Dijon, Archives départementales de la Côte d’Or (www.archives.cotedor.fr), 15 H 9* (cart. 201), fol. 141v (Réutilisation soumise à conditions)

Dijon, Archives départementales de Côte d'Or, 15 H 9*, fol. 142r

Dijon, Archives départementales de la Côte d’Or (www.archives.cotedor.fr), 15 H 9* (cart. 201), fol. 142r (Réutilisation soumise à conditions)

Les XIe et XIIe français semblent connaître une période d’unité graphique grâce à l’emploi généralisé de l’écriture caroline , aussi bien dans le domaine livresque que pour la rédaction des chartes : exception faite de la diplomatique royale et souveraine, les documents de nature diplomatique ou pragmatique utilisent les mêmes morphologies que les livres. Selon les cas, des formes alternatives peuvent être en usage, mais il s’agit de transformations mineures à l’œuvre sur une base commune (r et s droit allongés sous la ligne, s de forme capitale en fin de mot dépassant la ligne d’écriture).
Au XIIIe les différents « filons d’écriture » reprennent leur indépendance morphologique et de nouvelles formes sont inventées qui correspondent à une exécution currenti calamo, du moins en apparence, puisque ces formes vont être employées selon le contexte d’écriture (diplomatique ou livresque) indépendamment de la rapidité du tracé, et même indépendamment de la cursivité réelle, c’est-à-dire des levés de plume.

Les quatre exemples choisis font apparaître trois situations différentes :

  • Exemple 1 : charte datée de 1264. Écriture diplomatique, caractérisée ici par les boucles sur les lettres à haste (b, h, l, particulièrement en première ligne, usage plus inconstant par la suite), mais aussi d systématiquement oncial et fréquemment bouclé ; ses hastes allongées ; n et m final fréquemment plongeants ; s rond final avec une boucle plongeant sous la ligne comme celle de g ; r plongeant (à la fin de la première ligne et à la dernière ligne, par exemple) tilde « -er » en crochet descendant à la verticale au-dessus de la lettre portant l’abréviation (on note au passage l’emploi d’un tilde plat sur litt(er)as à la ligne 1 sans doute par souvenir de l’abréviation lras).
  • Exemple 2 : écriture livresque gothique
  • Exemples 3 et 4 : un « livre de chartes », ou, selon le terme technique, un « cartulaire ». Il s’agit d’un livre, mais c’est bien une écriture diplomatique qui est employée, tout à fait semblable à celle de la charte de 1264.

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