Mars 1279 [a. st.]

Dijon, Archives départementales de la Côte d’Or (www.archives.cotedor.fr), 7 H 749 (Réutilisation soumise à conditions)
Dijon, Archives départementales de la Côte d’Or (www.archives.cotedor.fr), 7 H 749 (Réutilisation soumise à conditions)

== Date ==
1280, mars [n. st] (1)

== Regeste ==

Roger de Longvillers, bailli de Troyes, notifie la vente faite par Jean de Longeville à l’abbaye de Molesme de neuf journaux de terre

== Tradition (incomplète) ==
A. Dijon, Archives départementales de la Côte d’Or, 7 H 749. – Original en parchemin, jadis scellé.

== Edition ==
Nous, Rogiers de Loncvilerz (2), chevaliers, bailliz de Troyez, faisonz savoir a touz ces qui verrunt et orrunt |2| ces presentez lettrez que par devant Jofroi Dilez, dit Dou Perer, nostre clerc, et par devant |3| Jehan lou Grant, nos jurez et feaus establiz de nous, fu presens Jehanz de Longeville, reconnut de |4| sa bonne volanté, sanz force et sanz contrainnement d’aucun, que il a vendu et au nun de vendue |5| quite et otroye a toujours mais a l’abé et au couvent de Mouloigmes nouef journeis de terre |6| que il a, si comme il dit, ou finage de Rumeley, ceans Au Trois Piecez — desqués li duy jou[r]né |7| sunt ou lou que l’an dit « Au Bouison Liebaut », aupreis la terre a la fame fau Pellus d’une |8| part et aupreis la terre Colin Houchet d’autre part ; trois journeis an la Fin Meaune, aupreis |9| la terre au moinnez d’une part et aupreis la terre Guillaume de Vilers d’autre part ; et quatre journés |10| dariez la maisum aus maladez aupreis la terre Guillaume Loileier d’une part et aupreis la terre aus |11| moinnes d’autre part — a tenir et a avoit (a) a aus et a lor sucessours a toujours mais pour trante |12| livres de tornois, desqués lidiz Jehanz ce tient pour bien paiez au deniers contans, |13| et an premet lidiz Jehanz porter leal guarantie audit abé et au couvent anver |14| toutez genz et renunça lidiz Jhanz a ce qui ne puise dire qu’i soit deceuz an la |15| metié ou au plus de ceste vendu, et an oblige sum cors a estre prins et |16| a tenir an prisum et touz ces bienz et les bienz de ces hers, moublez et num |17| moublez, presenz et a venir, a penre et a lever et a despendre, juque a tan que li-|18|-diz abéz et li couvenz ce tainnent bien a paié de ceste vendue et de cous et |19| de doumachez qu’il i poureiant avoir. Et viant et otroye lidiz Jehanz que la ven-|20|-due qui seroit faite de ces bienz obligiez par la jutise monsiegnor lou conte de Chanp[aigne] |21| soit ferme et estable con de chose conneue et a jugié an la court au bailli de Troyez |22| et s’am soumet lidiz Jehanz an la juridiciun monsiegnor lou conte de Chanp[aigne] |23| et dou bailli de Troyez ou de lor sucessors qui apreis aus vanrient. Et renunça lidiz Jehanz |24| a touz previlagez de croiz prins et a panre et a toutez franchisez de bourjesie de |25| roi de France et a toutez exceptionz de fet et de droit qui audit Jehan pourient |26| aidier et audit abé et au couvent nuyre. Et pour estre plus fert estable, nous |27| Rogierz de Loncvilers, chevaliers, bailliz de Troyez, ai scelleez ces lettrez par les tesmoinnagez de nos |28| jurez dou scel de la baillie de Troyez et dou contre scel mon propre scel, sauf lou droit monsiegnor |29| lou conte de Chanp[aigne]. Ce fu fait an l’am de grace mil dues cens sexante dis et nuef, ou |30| mois de mars.

(a) Sic A.

== Notes ==

  1. Dans le style de Pâques, l’année 1279 [a. st.] court du 2 avril 1279 au 21 avril 1280.
  2. Longvillers, Calvados, arr. Caen, cant. Villers-Bocage (?)

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3 commentaires

  1. Questions :
    – l. 4 « nun » ; l. 20, 22 et 29 « conte » – Est-il impossible de penser qu’un tilde peut remplacer un « m » et de les transcrire « num », « comte » ?
    – l. 6 « Pieces » ; l. 27 « tesmoinnages » – N’y a-t-il pas un « z » à la fin de ces mots : « Piecez », « tesmoinnagez » ?
    – l. 16 « num (|17| moublez) » – J’ai l’impression d’y voir 6 jambages suivis par un « g », « nung » … ?
    – l. 29 « sexante » – N’y a-t-il pas encore une fois un petit « i » qui pend à partir du dernier trait d’un « e », « sexantei » ?

  2. Pour la première question : il est évidemment possible de transcrire un tilde de nasale par m ou n ; c’est d’ailleurs pour cela qu’il est bon de signaler par l’italique les parties restituées.

    Pour la deuxième question : vous avez raison ; j’ai transcrit trop rapidement.

    Pour la troisième : l’hypothèse du g ne tient pas paléographiquement car cette lettre se reconnaît toujours à la présence d’une barre horizontale qui est une part morphologique de la lettre ; voir dans les mots « finage », « obliger »… Au passage je souligne à nouveau l’intérêt de ce texte pour la présence de G de forme majuscule en milieu de mot.

    Quatrième question : non, ce n’est pas la lettre i, c’est le point que l’on trouve classiquement entre les chiffres, aussi bien chiffres romains que chiffres en toutes lettres

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