Archive for category Siècle : XV
Prix-fait ou Contrat de construction d’une livrée avignonnaise
Publié par ephepaleographie dans Exercices en cours, Siècle : XV le 30 mars 2012
Images fournies gracieusement par les Archives départementales du Vaucluse, présentée ici en attendant l’hébergement par l’IRHT de l’édition électronique du registre notarial 3 E 5 / 994.
1473, 21 janvier. – Avignon
A. Avignon, Archives départementales du Vaucluse, 3 E 5 / 994Devis de construction du palais épiscopal de Jean de Mareuil, évêque d’Uzès et abbé commendataire de Saint-Gilles-[du-Gard], par l’architecte-maçon Grégoire Quiblier. L’immeuble a été acheté par Jean de Mareuil en octobre 1472 et avait appartenu à un professeur de droit civil, Philippe de Costeria (Avignon, Arch. dép. Vaucluse, 3 E 5 / 993, f. 2r et suiv). Il est sis rue Saint-Marc qui a disparu lors du percement de la Rue de la République, excepté une partie conservée par la Rue Théodore Aubanel : ainsi nommée d’après l’enseigne de Saint-Marc d’une hôtellerie, elle allait de la Grande Boucherie (à l’emplacement de l’actuel Hôtel de Ville) jusqu’à Saint-Martial (Cf. J. Girard, Évocation du vieil Avignon, Paris, 1958, p. 188). Avant d’être nommée Rue Saint-Marc, elle portait le nom de Rue de la Bouquerie (i.e. de la boucherie), repris par une autre rue, d’où son nom aussi de « bouquerie antique », attesté dès le Moyen Âge, et en particulier dans le contrat de location de la maison de l’évêque d’Uzès après son décès aux Pazzi, banquiers florentins (Avignon, Bibl. mun., ms. 4382, f. 23r : 7 juillet 1485, « in carreria Bocarie Antique dicte Sancti Marci »).
Jovis XXI Januarii.
Obligacio et promissio pro supradicto domino Johanne de Mareuilhio Uticense episcopo contra magistrum Gregorium Quiblerii lathomum diocesis Viennensis habitantem Avinionis et econtra.
In mei notarii etc. constitutus personaliter dictus magister Gregorius bona fide etc. promisit et convenit dicto domino Uticensi episcopo presenti stipulanti etc. se construere, componere seu edificare quandam domum novam in presenti civitate Avinionense, prout et quemadmodum in sequentibus lacius continetur.
S’ensuyvent les pactis et convenances faictz et accordés entre reverend père en Dieu, mestre Jehan de Mareulh evesque d’Uzaix d’une part et le discret homme mestre Gregoire Quiblier, masson du diocese de Vienne, habitant d’Avignon, d’autre part.
Et premierement est de pacti que ledit mestre Gregoire doit edifier, construyre et bastir une maison en ladite cité d’Avignon et ou lieu de la maison qui fut de feu messire Philip de Costeria, assise en la parroisse de Saint-Didier, en la carriere par laquelle on vait du grant mazel, ou college de Saint-Marsal, pour mondit seigneur d’Uzaix, laquelle de part d’avant aura les fundamens de troys pans et demy ou environ et plus si mestier estoit.
Item aura la muralhe despuys la terre jucquez au premier soulier troys pans ou environ avecque ung soubassement ou bas de ladite muralhe et despuys le premier soulier en sus deux pans et demy.
Item plus ledit mestre Gregoire sera tenu et doyvra faire de la part d’avant touchant la carriere, c’est assavoir la premiere partie ou assiete dudit mur de pierre de tailhe et ou darriere de ladite assiete premiere endit mur doit ledit mestre Gregoyre fornir de pasture.
Item sera tenu ledit mestre Gregoire faire fenestres croysees belles, bonnes et honnorables et une grande porte en ladite murailhe avecquez les fenestres necessaires pour ladite porte avecquez les armes de mondit seigneur d’Uzaix sus la porte susdite ou deux anges et en autres pars de ladite maison la ou sera necessaire et ou mondit seigneur d’Uzaix vouldra diviser.
Quittance pour Jean de Mareuil, évêque d’Uzès
Publié par ephepaleographie dans Exercices corrigés, Siècle : XV le 29 mars 2012
Images fournies gracieusement par les Archives départementales du Vaucluse, présentée ici en attendant l’hébergement par l’IRHT de l’édition électronique du registre notarial 3 E 5 / 994.
1473, 19 janvier. – Avignon
A. Avignon, Archives départementales du Vaucluse, 3 E 5 / 994Quittance des 300 écus d’or donnés par Jean de Mareuil, évêque d’Uzès et abbé commendataire de Saint-Gilles-[du-Gard], à Jean Preverand, abbé de [Notre-Dame d'] Asnières-Bellay.
Die decimanona Januarii.
Quictancia pro supradicto domino Johanne de Mareulhio Utici episcopo et archidiacono Uticense.
Cum dictus dominus Johannes episcopus et archidiaconus teneatur et sit efficaciter obligatus domin reverendo patri domino Johanni Preverandi abbati monasterii Beate Marie de Asneriis Bellay Lire la suite »
Miles de Noyers vend à Molesme ses possessions de Nitry
Publié par ephepaleographie dans Exercices en cours, Siècle : XV le 22 juin 2011
Cartulaire de Nitry et Lichères dans le fonds de Molesme
Publié par ephepaleographie dans Exercices corrigés, Siècle : XV le 25 avril 2010
1183
Anséric de Montréal, sa femme Sybille de Bourgogne, leurs fils Anséric, Jean, Miles, restitue à l’abbaye de Molesme des droits sur les hommes et biens sis à Nitry (Yonne, arr. Avallon, cant. Noyers) et Lichères-près-Aigremont, exception faite de Robert Rimot et des filles d’Arnoul Malebouche, données contre cens, et des hommes déjà possédés par Anséric, seigneur de Montmirail, père d’Anséric de Montréal.
Tradition
A. Dijon, Archives départementales de Côte d’Or, 7 H 642 (ancienne cote H 291). Original sur parchemin.
B. Dijon, Archives départementales de Côte d’Or, 7 H 7 (cart. 143), d’après A.
C. Dijon, Archives départementales de Côte d’Or, 7 H 641. Cartulaire du XVe siècle, papier, d’après A.
a. E. Petit, Histoire des ducs de Bourgogne de la race capétienne, avec des documents inédits et des pièces justificatives, Paris : Lechevalier ; Dijon : impr. de Darantière, 1885-1905, t. II, p. 415, n° 677 [en ligne sur Gallica].
Nota bene : La transcription ci-dessous est faite d’après C.
En marge : Elle est bonne contre Mons. de l’Isle.
Ne quod in presentiarum agitur temporum vetustate vel malignorum perversitate in posterum deleatur, ego Ansericus, dominus Montis Regalis, presentis scripti memorie commendare precepi ea que pro mea parentumque meorum salute guerpivi, donavi et concessi abbati et fratribus Molismensis abbatie perpetuo possidenda, videlicet : quicquid de prefate abbatie possessionibus sive in hominibus, sive in aliis rebus apud Nentri tempore meo usurpavi (a), aut usurpare feci, exceptis Robertum Rimot et heredibus suis, et duabus filiabus (b) Arnulfi Maleboche, quarum
utramque sub concensu (c) trium solidorum dimisi, et apud Leschires, exceptis illis hominibus quos pater meus Ansericus de Monte Mirabili tempore suo possedit, et quod deinceps nullum de predictorum fratrum hominibus, ego, vel uxor mea, vel heredes mei, aliquo modo habebimus in hominem aut in commendatum.
Omnes vero injurias quas ego, vel officiales mei predictis fratribus vel hominibus eorum intulerunt, abbas et fratres prefati michi et uxori mee et filiis nostris, quantum in eis est, indulserunt et penitus condonaverunt.
Si vero aliquis, quod absit, prelibatos fratres gravando super relictis hominibus dominii vel servitii moverit questionem, vel ipsi homines aliquam alicui commendationem fecerint, vel facere voluerint, ego me testem, tutorem et deffensorem ydoneum me esse, salvis expansis (d) meis, bona fide promisi.
Hoc laudavit uxor mea Sibilla et filii mei Ansericus, Johannes, Milo.
Hujus rei testes sunt Cleophas, prior Molismensis, Bruno camerarius, Jobertus prior de Nentri, Martinus capellanus, Guerricus canonicus de Avallone, Girardus capellanus ejus, Reinaudus clericus, Erveus de Petra Pertusa, Bernardus de Monte Barro, Manasses de Aceio, Guido Fardellus, milites, Willelmus prepositus de Insula, Arnulfus Maleboche de Massengi, Beroardus Sauvaiges, Reinaudus major de Nentri.
Ad presentis vero pagine confirmationem, sigillum meum apponendo, rogavi dominum Eduensem episcopum et Lingonensem, ut huic guerpini (e) et concessioni, sigillorum suorum adposicione testimonium perhiberent.
Factum est hoc anno ab incarnatione Domini M° C° octogesimo III°, Lucio existente sancte Rome (f) ecclesie pontifice, Philippo rege Francorum imperante, Hugone duce Burgundie regnante. Amen.
(a) Passage avec repentirs : temporis tempore inconsur-pavi meo. Ce passage prouve que le cartulariste a travaillé d’après l’original, où meo usurpavi peut donner lieu à confusion. — (b) duas filias ante corr.. — (c) concensu ajouté dans l’entreligne, censu dans l’original. — (d) Sic. — (e) Sic pro guerpitioni (?). L’original porte une forme qui peut être guerpine avec e partiellement effacé ou guerpini, sans doute pour guerpitioni. — (d) Sic pro Romane. L’original porte Rom. tilde.
Vocabulaire :
commendatio : Du Cange






